Privatization: Property and the Remaking of Nature-Society Relations

L’ouvrage Privatization édité par Becky Mansfield soutient que la privatisation contemporaine modifie les rapports nature-société dans la mesure où les droits de propriété transforment les citoyens eux-mêmes, entre eux et le monde naturel. Cette collection de textes fournit la première analyse systématique de la privatisation néolibérale.

Les sept études de cas révèlent le rôle pivot que la privatisation joue dans le néolibéralisme et nouvelles opportunités pour les défis de l’hégémonie néo-libérale.

Cet ouvrage collectif

  • Est riche en études de cas liés à des questions plus larges sur le néolibéralisme
  • Illustre l’importance de la relation de la propriété et les complexités existant dans le sens et la pratique de la propriété
  • Elargit les recherches géographiques actuelles sur le néolibéralisme – y compris le néolibéralisme et la nature
  • Chaque essai aborde la dimension réglementaire de la privatisation
  • Souligne l’importance de la privatisation, aussi bien globalement que spécifiquement

Commentaires

Becky Mansfield est professeur de géographie à l’Ohio State University et auteur de nombreux livres et articles. Elle est évidemment « liberal » au sens américain du terme et comme telle, il n’est pas étonnant qu’elle soit une critique acerbe de l’écologie de marché (Free Market Environmentalism/FME) qui prône la propriété privée des ressources naturelles, le marchés et la déréglementation.

Elle considère que la propriété privée est une forme de dépossession qui sépare les individus des moyens de production et leur impose à terme le salariat. Bien sûr,le FME crée des propriétaires efficaces en recherchant le profit.

Cependant Mansfield déclare que, au-delà de l’efficacité individuelle “les droits de propriété ont des fonctions critiques en rendant possible le marché capitaliste prémisses sur lesquelles reposent la marchandisation, et la déréglementation”

Elle estime que c’est par le biais des privatisations que le néolibéralisme devient possible et modifie la relation nature/société.

Je pense que les promoteurs de l’écologie libérale devraient prendre en compte les arguments de Becky Mansfield et ceux développés dans les sept articles critiques des progressistes et ainsi proposer une voie moyenne, un consensus et répondre à l’interrogation : « pourquoi de si nombreux think tanks de bonne foi n’acceptent pas les thèses libérales (en particulier en Europe continentale) ? »

Max Falque